Notre histoire

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LA CRÉATION DES SYNDICATS INTERCOMMUNAUX D’ASSAINISSEMENT

Naturellement marécageuse, la plaine de la Lys et de la Deûle a connu ses premières transformations sous l’action des moines au Moyen-Age, certains fossés ayant même été confortés dans le cadre d’opérations de retranchements militaires (à l’image du fossé des Layes par exemple). Ces réseaux de fossés ont permis d’assécher ces terres et ont rendu possible le développement de l’agriculture. Toute la région était ainsi quadrillée par un réseau de « courants » (appelés aussi « becques » en Flandre) qui recueillaient les eaux de pluie ou de fonte des neiges pour les acheminer vers les quelques rivières naturelles qui existaient. La main d’œuvre agricole ne faisait pas défaut et chaque fermier avait le devoir d’entretenir et / ou de refaire les courants dont il était riverain. « Vieux fond, vieux bords », selon l’expression administrative de l’époque. Les inondations demeuraient néanmoins fréquentes et recouvraient parfois pendant plusieurs semaines les terres. Après les bombardements des deux  guerres et l’exode rural qui s’en suivit, les courants furent négligés d’autant plus que le secteur de la Lys et de la Deûle qui se trouvait sur le front avait particulièrement souffert. Les bouleversements de la première guerre mondiale avaient presque rendu inutilisable tout un réseau de cours d’eau, fossés et ruisseaux.

Ainsi, après la seconde guerre mondiale, six syndicats intercommunaux d’assainissement furent fondés s’ajoutant ainsi au syndicat de la Becque de Saint Jans Cappel, créé en 1939. Leur finalité était d’entretenir et de réaménager les cours d’eau, pour lutter contre les inondations et permettre l’exploitation agricole de ces terres.

50 ans d’Hydraulique en milieu rural

1966, LE TEMPS DES PRECURSEURS

En 1966, afin de mieux gérer l’entretien des cours d’eau et de prévenir les inondations, les présidents des six Syndicats intercommunaux d’assainissement décident de mutualiser leurs moyens administratifs et techniques dans le but de solidariser les territoires affectés par les inondations.

Les pères fondateurs de l’Union Syndicale d’Aménagement hydraulique du Nord sont :

Émile PODVIN
Président du syndicat intercommunal d’assainissement du bassin de la Bourre, Conseiller Général

Joseph BEVE
Président du Syndicat intercommunal d’assainissement de la becque de Saint Jans Cappel

Yves DRION
Président du Syndicat intercommunal d’assainissement de Phalempin et Camphin en Carembault

 

Henri DUREZ
Président du Syndicat intercommunal des cours d’eau d’Estaires et Environs, Maire d’Estaires

Jules BAJEUX
Président du Syndicat intercommunal d’assainissement du bassin de l’Yser, Maire de Volckerinckhove

Octave BAJEUX
Président du Syndicat intercommunal d’assainissement des Vallée de la Lys et de la Deûle, Sénateur – Maire de Radinghem-en-Weppes

 

L’Union des Syndicats d’Assainissement du Nord (USAN) est alors fondée par l’arrêté préfectoral du 17 août 1966, selon la volonté politique d’Octave Bajeux, la mise en forme administrative et réglementaire d’Isabelle Damblemont secrétaire générale, et la direction technique de Louis Castelain, Ingénieur du Génie rural et Maire d’Aubers.

L’USAN regroupait alors 110 communes, 1 100 kilomètres de cours d’eau, un ensemble de  bassins versants de plus de 100 mille hectares, comprenant une population de plus de 250 000 habitants.

50 ans de respect des territoires

aujourd’hui, NOTRE STRUCTURE ET NOS MISSIONS

L’Union Syndicale d’Aménagement hydraulique du Nord est un syndicat mixte qui regroupe 117 communes et une communauté de communes. Issue de la fusion de 8 syndicats historiques, l’USAN propose l’adhésion « à la carte » pour 3 compétences :

  • Hydraulique (entretien et aménagements des cours d’eau et lutte contre les inondations)
  • Participation aux Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)
  • Lutte contre les espèces invasives

Dans un objectif de lutte contre les inondations, l’USAN entretient et aménage un réseau de plus de 1 200 kms de cours d’eau. L’USAN a également mis en place une stratégie de lutte contre les espèces invasives.

L’USAN en quelques chiffres :

  • Communes adhérentes : 117
  • Communauté de communes : 1
  • Longueur du réseau de cours d’eau géré : 1 271,93 Kms
  • Superficie : (Bassin Versant global) 116 188 Ha

Le comité syndical comprend 61 membres titulaires élus par 11 collèges électoraux composés par 2 délégués désignés par des membres.

50 ans de mutualisation et de solidarité

DEMAIN… DE NOUVEAUX DEFIS

DES SERVICES A LA DISPOSITION DE TOUS LES TERRITOIRES
Depuis 1966, l’histoire a démontré que par solidarité, l’USAN a toujours été au service de tous les territoires. Ainsi, récemment, les élus du Bassin de la Becque de Neuville ont souhaité rejoindre notre structure.

DE NOUVEAUX PROJETS EUROPÉENS EN COURS
L’USAN dispose déjà d’une expérience de plus de 20 ans dans la gestion de projets européens. De nombreuses actions transfrontalières sont nées de cette collaboration avec nos voisins flamands et wallons. Dernièrement, deux nouveaux projets ont été approuvés par la Commission Européenne dans le cadre du programme Interreg V. Il s’agit, d’une part,  du projet « LYSE », dédié à la gestion intégrée du risque d’inondation sur les bassins versant de la Lys et de l’Yser et du projet « ECOSYSTEM  », qui concerne la restauration des milieux aquatiques.

UNE EVOLUTION DE LA LEGISLATION AVEC LA CREATION D’UNE NOUVELLE COMPETENCE OBLIGATOIRE : LA GEMAPI
D’une compétence facultative dont se saisissaient les communes concernées par cet enjeu, la Gestion des Milieux aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI) est devenue une compétence obligatoire pour le bloc communal de par la loi de Modernisation de l’Action Publique des Territoires et d’Affirmation des Métropoles (loi MAPTAM). La loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) du 7 août 2015 a confirmé le report à 2018 de cette compétence obligatoire et la loi Biodiversité, adoptée en juillet 2016, a retenu le principe de substitution des intercommunalités à leurs communes membres au sein des syndicats existants. Par ce principe, ce sont donc les délégués de ces intercommunalités qui siégeront désormais au comité de l’USAN.
Malgré cela et à ce jour, il semble que certaines conséquences indirectes, liées à GEMAPI, restent à éclaircir…

Quoi qu’il en soit, au delà des évolutions législatives ou réglementaires et des  incertitudes qui en découlent, l’USAN s’adaptera et poursuivra sa mission avec en tête les deux principes fondamentaux à l’origine de sa création : la solidarité et le respect des territoires.

Nous adapter sans renier nos valeurs, voilà le vrai défi de demain.